Aurélie Lecanu, sage-femme à Saint-Apollinaire s’engage activement pour la santé de la femme aux côtés des autres adhérents de la CPTS Centre 21. Découvrez son parcours et son engagement.

Présentez-vous.

« Je suis Aurélie LECANU, diplômée sage-femme à Dijon en 2011 et actuellement sage-femme libérale sur la commune de Saint Apollinaire avec mon associée. J’ai d’abord effectué quelques remplacements en libéral en parallèle de gardes au sein de la maternité Sainte-Marthe pendant 2 ans. Puis je me suis lancée à mon tour dans la grande aventure du libéral sur Dijon avant de rejoindre ma belle commune de Saint-Apollinaire. » 

Depuis quand êtes-vous et pourquoi avez-vous décidé de vous engager au sein de la CPTS Centre 21 ?

« J’ai rejoint la CPTS centre 21 suite à la Covid-19. Je souhaitais retrouver du lien interprofessionnel et je suis tombée sur une proposition de conférence organisée par l’association. J’ai de suite adhéré à cette belle opportunité de se connaître entre professionnels, mettre des visages sur des noms connus, en savoir plus sur la place de chacun dans l’accompagnement des patientes en ville et pouvoir tous ensemble organiser des actions de prévention et mieux se coordonner, se former également. » 

Quelle forme prend votre engagement ?

« Je suis actuellement engagée dans un groupe de travail sur la santé de la femme (étonnant pour une sage-femme, non ?) où nous mettons en place des actions de prévention des cancers féminins et concernant le développement de l’autotest de dépistage pour le papillomavirus notamment. J’ai aussi eu l’opportunité d’animer des groupes de paroles libres autour de thématiques telles que la contraception, le consentement ou encore l’appareil génital féminin et son fonctionnement au sein de la Maison Phare à la Fontaine d’Ouche. Je participe également régulièrement à des ateliers de démonstration d’autopalpation des seins en tenant un stand en compagnie de la Ligue contre le cancer. Enfin nous avons pu assister à une conférence puis être formés à l’accompagnement des femmes victimes de violences. »

Quel projet aimeriez-vous mettre en place au service de la santé des femmes ?

« Je souhaiterais que nous puissions donner toutes les chances aux femmes de réaliser leur suivi médical annuel de façon certaine en les aidant à trouver le professionnel qui peut les accompagner vers chez elles (médecin gynécologue, médecin généraliste, sage-femme, centre de santé). Mais aussi que toutes les  femmes puissent mesurer l’importance de ces rendez-vous tout en connaissant les points d’alerte à ne pas négliger sur leur santé de femme. J’aimerais à l’avenir que l’on puisse proposer des actions autour de l’arrivée de la ménopause, encore bien tabou dans notre société. Le développement du test salivaire pour le dépistage de l’endométriose doit être également encouragé. Le soutien de l’allaitement maternel peut aussi être une piste à développer, tout comme la prévention de la dépression postnatale… Les idées ne manquent pas. »

Quel est l’intérêt pour vous de faire partie de la CPTS Centre 21 ?

« J’ai beaucoup appris au sein de la CPTS centre 21. A plusieurs on est toujours plus fort et on peut aller plus loin ! L’échange interprofessionnel est très constructif. Se former à des sujets peu ou non traités dans notre profession est un plus. Je pense par exemple au dépistage du cancer de la peau pour ma part. Il existe une belle dynamique de groupe, on se sent donc beaucoup moins isolé et plus accompagné dans notre pratique. J’adore la partie prévention de mon métier donc l’appliquer à plus grande échelle est un réel plaisir. Professionnels de santé du coin n’hésitez pas à nous rejoindre dans cette belle aventure ! »