Laurine Gélinotte, diététicienne-nutritionniste à la Maison Médicale de Valmy à Dijon s’engage activement dans la prévention du surpoids chez l’enfant, avec le soutien de la CPTS Centre 21. Découvrez son parcours et son engagement.
Présentez-vous.
« Je m’appelle Laurine Gélinotte. J’exerce depuis six ans en tant que diététicienne. Après trois années au sein de l’hôpital de Semur-en-Auxois, j’ai choisi de m’orienter vers l’exercice libéral en mars 2024.
Aujourd’hui, je partage mon activité entre différents lieux : à hauteur de 40 %, je travaille au sein de l’équipe médicale Nutrition Obésité (EMNO), intégrée au parcours Article 51, les lundis et mardis à la Maison Médicale de Valmy à Dijon. Le vendredi matin, j’interviens à l’Association du Renouveau, centre d’addictologie, pour accompagner les patients présentant des conduites addictives.
Le reste de mon activité se déroule en libéral, au sein du même cabinet, à travers des consultations individuelles. J’anime également des ateliers de prévention et d’éducation à l’alimentation : ateliers cuisine, actions collectives et interventions thématiques auprès de publics variés. Cette diversité me permet d’allier soin, prévention et éducation pour la santé.»
En 2026, la CPTS Centre 21 soutient votre engagement pour la prévention du surpoids des enfants à travers le programme CROKY BOUGE. En quoi consiste-t-il ?
CROKY BOUGE est un programme de prévention destiné aux enfants de CP. Il vise à promouvoir la santé globale, notamment la prévention du surpoids et de l’obésité, tout en s’inscrivant dans le socle commun de connaissances et de compétences des élèves.
Ce programme s’appuie sur une démarche d’éducation à la santé répondant aux sept objectifs prioritaires de la politique éducative de santé. Il permet d’aborder des thématiques clés telles que le rythme de vie, le développement du goût, l’activité physique, la consommation d’eau, les fruits et légumes, ainsi que la faim et le plaisir.
Formée au programme depuis octobre 2024, j’ai débuté les ateliers à l’école élémentaire de Sombernon en décembre 2024, avant de les poursuivre à l’école Jean-Baptiste Lallemand, dans le quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon. À la fin du cycle, j’aurai animé six ateliers entre janvier et juin 2026.
Mes motivations ? Agir en prévention plutôt qu’en curatif, réduire les inégalités de santé, protéger la santé future des enfants, développer leur autonomie et leur esprit critique, et promouvoir une relation sereine à l’alimentation. »
Le réseau RéPPOP-BFC s’engage en faveur de la prévention du surpoids de l’enfant et de l’adolescent. Quel est, selon vous, l’état des lieux de l’obésité infantile aujourd’hui en France ?
«L’obésité infantile est en nette augmentation. À l’échelle mondiale, le nombre d’enfants et d’adolescents (5 à 19 ans) en situation d’obésité dépasse désormais celui des enfants sous-alimentés. En France, environ un enfant sur dix (soit 9,4 %) est concerné en 2025, contre seulement 3 % en 2000.
Plusieurs facteurs expliquent cette progression : la consommation accrue d’aliments ultra-transformés, l’accessibilité d’aliments riches en calories, les modes de vie sédentaires, ainsi que les changements culturels, économiques et le marketing alimentaire intensif. Ces évolutions se traduisent par une augmentation du nombre d’enfants que je reçois en consultation, notamment à Dijon. »
Quel est l’intérêt pour vous de faire partie du réseau RéPPOP-BFC et de la CPTS Centre 21 ?
« Adhérente du réseau RéPPOP ainsi qu’au dispositif TAB’agir, elle m’inscrit activement dans une dynamique de promotion de la santé et de travail en réseau. Ces engagements témoignent de sa volonté de participer à des actions coordonnées, pluridisciplinaires et territoriales. »
